Confiné dans un sous-marin : M.Scarpellini raconte

Quelle a été la partie la plus difficile ?

Michel Scarpellini : 

Ne pas pouvoir voir la lumière du jour a été le plus difficile, aucun hublot pour laisser paraitre la lumière du soleil. Nous étions dans une boite enfermés. Un sous marin nous coupe du monde et de la lumière naturelle.

Quel a été votre plus grand bonheur ?

Michel Scarpellini : Parfois, le sous-marin s’approchait de la surface. A ce moment là tous l’équipage faisait la queue afin de prendre l’air et de sortir un peu de nos cabines. La file d’attente était longue ! C’était ma plus grande joie. Malheureusement, elle a été suivie d’un moment assez terrible.

Oh, oui, lequel ?

Michel Scarpellini : 

À bord du sous marin à l’époque nous avions très peu d’eau, alors parfois nous restions plusieurs jours sans se laver. Il faut savoir que nous étions 60 personnes à bord, alors après avoir respirer l’air frais le retour dans le sous marin avec toutes ces odeurs était compliqué.

Quel est le désaccord avec l’enfermement que nous vivons tous actuellement ?

Michel Scarpellini : 

Quand vous exercez mon métier, vous choisissez ce mode de vie et vous êtes formé. Pour l’épidémie, personne n’a choisi d’être confiné et la grande majorité des gens n’y étaient pas préparés. La seconde incompatibilité, c’est que nous avions une mission à accomplir, des exercices d’entraînement à faire. Nous ne croyions pas que le temps était un facteur de malaise ou même d’ennui. Par conséquent, les jours passaient vite.

Quel conseil donneriez-vous aux lecteurs de 1day1actu pour bien vivre cette période ?

Michel Scarpellini : 

Vous possédez pour essayer de conserver un rythme. En vous disant que de telle heure à telle heure, tous les jours, vous faites ceci ou cela. En plannifiant vos journée, vous vous donnez des objectifs, c’est très important pour le moral. Et le week-end, vous vous maintenez pour réaliser autre chose, vous croyez vous adonner à des plaisirs miniatures que vous ne pouvez pas exécuter pendant la semaine.

Comment mangiez-vous ?

Michel Scarpellini : 

Le cuisinier avait un rôle très important. Tout l’équipage aimait se réunir autour d’un repas de qualité supérieure. Vous pouvez alors profiter de l’enfermement pour cuisiner. Cela vous occupera et réjouira tout le monde !